Au-dehors, il y a la grande toile rouge d’un chapiteau. Au-dedans, il y a une petite piste, une contrebasse, un cheval, deux hommes et une femme… La magie s’installe et le sortilège prend vie au rythme de la partition musicale : corps propulsé dans les airs, voltige équestre, danse, théâtre, chant, manipulations d’objets. Un monde intérieur réjouissant dans un cirque unique en son genre.
Moulinoscope est le dernier volet de la trilogie d’entresorts forains imaginée par la compagnie 2 rien merci. Il rend hommage aux premières expérimentations populaires du 7e art, présentées au XIXe siècle dans les baraques de foire, quand l’heure était à la recherche de l’appareil qui serait pour l’oeil ce que le phonographe est à l’oreille. Une rencontre entre l’image animée d’antan et l’ère actuelle du numérique.
Moulin Cabot est un entresort forain, un cirque intime et granuleux, au langage clownesque d’une accueillante marginalité. Nous sommes à une heure indécise couleur sépia, tout commence par un attroupement de badauds harangués. Esthétique de la rouille, des lumières basses et des vieux bois de caisses, un vent d’Est souffle sur Moulin Cabot.
Hand Stories est une épopée générationnelle qui nous plonge dans l’univers familial de Yeung Faï, maître incontesté de la marionnette chinoise. Son art : manipuler des petites poupées à gaines, habiles et malicieuses, qui virevoltent et prennent vie dans un castelet au cadre mouvant. Un univers magique d’images et de couleurs, de sons atypiques, d’anges et de démons où l’artiste pointe aussi du doigt les questions de transmission, de rêve et de liberté.
Dans Un cirque tout juste, plus juste et juste juste, le finlandais Jani Nuutinen invite le public à venir découvrir son espace de jeu dans l’enceinte étroite et chaque fois plus intime de ses trois chapiteaux. Ce prodige aux allures de Viking jongle avec toute sorte de trucs et de bidules fabriqués par ses soins, mais surtout avec nos émotions. Dans un enchevêtrement d’objets bizarres et à la lueur de petites lumières, l’elfe Jani Nuutinen n’aime rien tant que nous surprendre.
Après Concert d’un homme décousu, Seydou Boro, figure phare de la danse contemporaine en Afrique et directeur d’un des centres chorégraphiques les plus novateurs au Burkina Faso, vient nous parler d’intégrité comme on chuchote à l’oreille des chevaux. Avec trois musiciens et sept danseurs éblouissants, une transe qui claque comme un slam et sonne comme un rite de sagesse.
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