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  • MER.19 JUIN
    Prêts à découvrir la saison 19 • 20 !

    Qui dit nouvelle année, dit nouveau programme !


    On vous attends nombreux à 19h en grande salle (entrée libre) pour la présentation de la saison 19 • 20 de Bonlieu !

    Venez découvrir les spectacles qui vous attendent, une programmation riche pour tous, entre théâtre, danse, musique, cirque / arts du geste, ats visuels et évènements.

    Dès 20h30, nous vous donnons RDV dans le Square des Martyrs pour partager un moment artistique et convivial autour d’un verre en compagnie de Johanne Humblet - Les filles du renard pâle avec le spectacle Renverse

     

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    Les Gaspards pour le Close-up musical

     

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    DHAFER YOUSSEF

    CONCERT

    SAM.23 MARS
    À 20H30

    GRANDE SALLE | DURÉE 1H30
    TARIF A
    musique

    Maître de l’oud, vocaliste extraordinaire et compositeur tunisien, Dhafer Youssef nous fait le plaisir de venir à Bonlieu présenter Sounds of mirrors, son tout dernier album sorti en octobre dernier. Sa musique est universelle, empreinte de traditions soufies, de lyrisme arabe, d’influences multiculturelles et d’une instrumentation puisée dans le jazz et l’improvisation.
    Né à Téboulba, Dhafer Youssef est issu d’une longue lignée de muezzins. La maîtrise de la performance vocale est pour lui un héritage, qu’il enrichit par la pratique de l’oud puis de la basse électrique. À Vienne, il est séduit par le jazz et c’est au club de renom Porgy & Bess qu’il rencontre des artistes emblématiques comme Wolfgang Puschnig, Nguyên Lê et Paolo Fresu. Enchaînant les collaborations musicales, Dhafer Youssef est encensé par la critique et propulsé dans une carrière internationale. Infatigable explorateur, son talent s’étend à la musique de films. Venez-vous laisser porter par l’épure du son et des mélodies éthérées de son nouvel album Sounds of mirrors.

    oud, voix Dhafer Youssef
    guitare, électronique Eivind Aarset
    saxophones Raffaele Casarano
    percussions Stéphane Edouard

    © Arno Lam

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    Dhafer Youssef

    Certains musiciens connaissent une relation sacrée et profondément intérieure avec leur art. Quand à 19 ans Dhafer Youssef découvre la musique indienne à Vienne, où il étudie la musique classique, l’initiation fait l’effet d’un émerveillement et d’une révélation. Les sonorités hindoues touchent au cœur de l’âme musicale de Dhafer : « J’étais à la fois émerveillé et convaincu qu’un jour le jouerai avec des légendes de la musique indienne… », se rappelle, trente ans plus tard, le compositeur tunisien. Un concert mémorable d’Ali Akbar Khan, maître du sarod indien, à la Wiener Konzerthaus de Vienne, ne fait que confirmer ce vif écho dans les tréfonds du maître du oud et vocaliste. Dès lors Dhafer Youssef rêve de musique indienne. A moins que la musique indienne l’ait désigné pour qu’il en soit un jour, à sa façon, un messager ?
    Il est des rêves qui durent longtemps. Et des pressentiments qui ont valeur de prophéties. Neuf albums plus tard, le musicien voyageur qui a contribué à introduire l’oud dans le jazz, assouvit son rêve de musique indienne et invite, dans un premier temps, le célèbre percussionniste Zakir Hussain à partager quelques scènes françaises en duo. La symbiose est au rendez-vous mais il manque une couleur : un instrument à vent. Dhafer Youssef convoque alors une autre « âme sœur » : le clarinettiste turc Hüsnü Şenlendirici. Le trio esquisse en concert la matière première du 12 titres Sounds Of Mirrors. L’enregistrement débute à Bombay, puis se poursuit à Istanbul où Eivind Aarset, l’aérien guitariste jazz en provenance de Norvège, rejoint l’aventure inédite. Car le disque qui, à l’origine, était un hommage à Zakir Hussain et au tabla prend alors une direction inattendue. « J’ai senti que, partant d’un socle culturel indien, nous pouvions aller vers un propos plus universel... Cet enregistrement m’a fait l’effet d’une ode à l’amitié et à la fraternité. Quand nous jouions ensemble, j’avais la nette sensation que des âmes sœurs se reflétaient. D’où le titre de l’album : Sounds Of Mirrors, raconte Dhafer.
    De fait, l’album mixé au studio Nilento de Göteborg (Suède) connaît quelques moments en apesanteur durant lesquels quatre musiciens semblent se tenir dans un même souffle. Dès l’introductif « Humankind » – superbe climat méditatif coloré d’orientalisme léger – la voix de tête de Dhafer Youssef rejoint la clarinette pour ne faire qu’un. Plus loin, avec Ruby Like Wine et Like Dust I May Rise, Dhafer affirme encore son talent pour établir une atmosphère rêvée avec une réelle économie de notes. Où les nappes célestes d’Eivind Aarset font merveilles. « Pour moi, c’est un disque plus méditatif, plus spirituel et plus facile d’accès que le précédent, Diwan Of Beauty and Odd. Mais attention ! Ici, rechercher une forme de paix profonde et de sagesse n’a rien de la démarche religieuse », précise Dhafer Youssef. Œuvre de la maturité musicale excellence, la voix se met en retrait au bénéfice d’une musique qui se déploie, épanouie. Emergent alors toutes les finesses de la composition et le talent du soliste.
    Si la colonne vertébrale du disque tient en 5 titres contemplatifs (dont certains évoquent parfois les utopies ambient de Jon Hassell), le goût de Dhafer Youssef pour le groove ne se dément jamais. Chez lui, les rythmes impairs sonnent comme des pulsations paires : un irrépressible « drive » donne à coup sûr l’envie de battre le tempo – en particulier sur Dance Layan Dance (en clin d’œil à sa fille), Journey in Bergama, Nasikhabhushani ou encore l’entraînant Chakkaradaar. Place aux timbres précis des tablas de Zakir Hussain, conjugués au oud en liberté de Dhafer. « Avec l’âge, on n’a plus besoin de se justifier musicalement », dit-il dans un sourire. Une aubaine pour l’auditeur qui assiste ainsi, au fil du renouvellement permanent de Dhafer Youssef, à de nouvelles rencontres comme autant de couleurs musicales jamais imaginées. L’art du partage tient de l’alchimie fine.

    LA PRESSE EN PARLE

    "L'olivier qui chante la revanche du roseau. Avec Sounds of mirrors, Dhafer Youssef, le poète de l'oud et chanteur tunisien, célèbre une douceur infinie autant qu'une âpre résistance. Chef d'oeuvre !"

    L'Humanité, Fara C, 7 OCT.18

     

    "En s'entourant du clarinettiste turc Hüsnü Şenlendirici, du guitariste norvégien Eivind Aarset et surtout du percussionniste indien Zakir Hussain, le musicien et chanteur tunisien a produit un disque d'une beauté extatique."."
    Le Courrier de l'Atlas, Anne Berthod, SEPT.18

     

    "Moins mystique que l’album Birds Requiem (2013), Sounds of mirrors est plus planant, plus accessible : il suffit de se laisser porter par l’épure du son et des mélodies éthérées."
    Télérama, Anne Berthod, 2 OCT.18