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  • MER.19 JUIN
    Prêts à découvrir la saison 19 • 20 !

    Qui dit nouvelle année, dit nouveau programme !


    On vous attends nombreux à 19h en grande salle (entrée libre) pour la présentation de la saison 19 • 20 de Bonlieu !

    Venez découvrir les spectacles qui vous attendent, une programmation riche pour tous, entre théâtre, danse, musique, cirque / arts du geste, ats visuels et évènements.

    Dès 20h30, nous vous donnons RDV dans le Square des Martyrs pour partager un moment artistique et convivial autour d’un verre en compagnie de Johanne Humblet - Les filles du renard pâle avec le spectacle Renverse

     

    ++

     

    Les Gaspards pour le Close-up musical

     

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    PLONGÉE DANS L’UNIVERS DE JAN FABRE

    CONFÉRENCE DE LYDIE TORAN

    et

    film de Pierre Coulibeuf

    LUN.21 JAN.

    À 19H

    CONFÉRENCE DE LYDIE TORAN
    À LA RENCONTRE DE JAN FABRE

    PETITE SALLE
    DURÉE CONFÉRENCE 1H

     

    À 20H

    FILM DOCTOR FABRE WILL CURE YOU (2013)

    LONG MÉTRAGE DE PIERRE COULIBEUF

    PETITE SALLE
    DURÉE FILM 1H


    ENTRÉE LIBRE (SUR RÉSERVATION)

     

    POUR PROLONGER LA SOIRÉE :
    EXPOSITION THE WARRIORS OF BEAUTY OUVERTE DE 18H À 21H

    CONFÉRENCE DE LYDIE TORAN
    À LA RENCONTRE DE JAN FABRE

    Lydie Toran enseigne, en séminaires de recherche et en ateliers, la performance à l'Ecole Supérieure d'Art d'Avignon. Ses pratiques artistiques se diversifient selon les pays où elle vit. Elle a produit de nombreuses peintures à l'encre de Chine sur papier de riz aux Etats-Unis; à Avignon ou à Paris, elle développe une pédagogie de projet avec des institutions locales – Collection Lambert, CDCN les Hivernales – et une pratique de la performance collective, solo et participative. Ses publications portent sur l'oeuvre de Jan Fabre.

     

    FILM

    DOCTOR FABRE WILL CURE YOU (2013)
    LONG MÉTRAGE DE PIERRE COULIBEUF
    Fiction expérimentale du plasticien et cinéaste Pierre Coulibeuf, basée sur les performances et le Journal de nuit de Jan Fabre. Le film, conte de fées moderne, projette Jan Fabre dans son propre imaginaire et compose un personnage qui change sans cesse d’identité. Jan Fabre joue de multiples rôles sous les déguisements les plus variés... Le personnage féminin, tel un « démon du passage  » empruntant différents visages, hante le personnage masculin et inspire ses métamorphoses, ad infinitum.

     

    © Stephan Vanfleteren

    Doctor Fabre Will Cure You by Pierre Coulibeuf © Regards Productions

    À voir aussi

    Lydie Toran

    Diplômée des universités d'Anvers et d'Avignon, Lydie Toran est docteur en Lettres et Arts du spectacle. Elle est en charge des séminaires de recherche et des ateliers de performance à l'Ecole Supérieure d'Art d'Avignon. Ses pratiques artistiques se diversifient sous l'influence de l'environnement: à Santa Fe et Albuquerque notamment, elle a produit de nombreuses peintures à l'encre de Chine sur papier de riz; à Avignon et à Paris en particulier, ou dans le cadre de l'ESAA, elle développe une pédagogie de projet avec des institutions locales – Collection Lambert, CDCN les Hivernales – et une pratique de la performance collective, solo et participative. La plupart de ses publications sur l'oeuvre de Jan Fabre, portent sur les relations entre l'image et la littérature, dans leurs aspects formels et esthétiques visant à retracer une plasticité du texte ou une poétique de l'installation théâtrale et corporelle.

    DOCTOR FABRE WILL CURE YOU - NOTE ARTISTIQUE

    Les concepts de l’œuvre sont la répétition, le simulacre et la métamorphose, dans un rapport essentiel aussi bien avec l’œuvre de Jan Fabre qu’avec ma propre œuvre. La métamorphose, c’est ici le passage d’une forme à une autre, d’un état intensif à un autre, d’une identité à une autre, d’un univers à un autre. Le film comme “transposition” – la forme “performance” se change en forme cinématographique – création nouvelle.


    L’œuvre filmique Doctor Fabre Will Cure You s’appuie sur un matériel divers : la ville d’Anvers (où Jan Fabre a toujours vécu et travaillé), son journal intime (publié en français par les éditions de L’Arche, à Paris), ses œuvres plastiques, et surtout ses performances historiques. Mais le film ne donne pas une copie de ces performances, il propose plutôt une approche imaginaire, mentale, — c’est-à-dire une réinterprétation des performances devenues ici « actions » au sens du cinéma. Ce qui est mis en œuvre dans le film, c’est le potentiel fictionnel des performances artistiques de Jan Fabre et de son journal intime.


    Dans le film, la performance et l’artiste Jan Fabre changent de statut : la performance est jouée par l’ « acteur » Jan Fabre, elle n’existe plus que sous forme de traces, de signes obscurs, de bribes de souvenirs, qui habitent Jan Fabre devenu personnage multiple dans un récit filmique original.

    Dans le contexte de ce film, le concept de « re-enactment » (reconstitution, reproduction), aujourd’hui utilisé par certains artistes de la performance, n’est pas pertinent. Ce concept appartient au contexte artistique dans lequel se réalise habituellement la performance. Dans Doctor Fabre Will Cure You, la performance se libère de ses déterminations historiques, sociales et artistiques. Elle entre dans une autre histoire, celle du cinéma : elle inspire le jeu du personnage - apparition étrange, énigmatique, qui hante le film -, et ainsi cette performance est transformée, métamorphosée, par l’écriture audiovisuelle, par l’espace-temps propre au cinéma. Un film, c’est un tournage avec des plans, des prises, des durées, des sons, une musique (ici ritournelle) ; puis un montage qui construit un univers particulier avec tout ce matériau. C’est la vision d’un créateur (le cinéaste), au sens d’une projection mentale. En fait, le projet du film fut moins de susciter un personnage – mot trop chargé de psychologie -, que de créer un rapport singulier entre un corps – un corps qui se souvient de ses états antérieurs – et des lieux dans la ville d’Anvers, choisis en fonction de l’histoire personnelle de Jan Fabre, mais aussi de mes propres visions ou imaginations. En cela, le film fut pour moi une expérimentation.
    (Pierre Coulibeuf).