Actualités
  • SAM.18 MAI À 21H
    LAS MARAVILLAS DE MALI
    CONCERT EN PLEIN AIR AU HARAS

    SAMEDI 18 MAI À 21H

    Le Haras sera ouvert à partir de 19h ; entrée uniquement par la rue Guillaume Fichet.

    Une billetterie sera installée sur place, vous pourrez retirer vos billets si vous ne l’avez pas encore fait et en acheter des supplémentaires si vous le souhaitez.

    Un bar avec petite restauration sera à votre disposition. Vous pourrez également choisir de diner sous la terrasse couverte d’Armony saveurs.

    Et si le temps le permet, n’hésitez pas à apporter votre pique-nique et à vous installer dans les jardins.

    Le concert étant débout, vous êtes les bienvenus avec vos sièges pliants.

    La scène sera couverte, protégeant les musiciens et leurs instruments ; si la pluie s’invite, le concert pourra donc avoir lieu.

    Rendez-vous samedi 18 mai avec l’orchestre emblématique de la musique afro-cubaine pour chanter, danser et nous réchauffer le cœur et le corps !


    LAS MARAVILLAS DE MALI
    Chargement ...
    Merci de patienter
    Chargement ...
    Merci de patienter
    Chargement ...
    Merci de patienter

    rencontre-débat / projection

    avec le juge espagnol Baltasar Garzón

    DIM.31 MARS

    16H | PETITE SALLE
    entrée payante 8€ / 5€
    RENCONTRE - DÉBAT avec le juge Garzón précédée de la PROJECTION EN AVANT-PREMIÈRE DU DOCUMENTAIRE THE CODE de Carles Caparrós

     

    > réservations à partir du mardi 19 mars

    LE JUGE BALTASAR GARZÓN
    VERS UNE JUSTICE UNIVERSELLE


    En 1975, lorsque le jeune Baltasar Garzón entreprend ses études de droit à Séville, il n’a connu qu’un seul régime : celui de la dictature instaurée par le général Franco après le conflit qui a ensanglanté l’Espagne de 1936 à 1939. À la mort de ce dernier, le 20 novembre 1975, Juan Carlos 1er, le successeur qu’il a lui-même désigné, monte sur le trône. Pendant deux ans, la classe politique opère en douceur une transition démocratique, et, avec le soutien du roi, se dote d’une Constitution. Très rapidement le Parlement vote une étrange loi d’amnistie, en réalité un pacte de l’oubli destiné, au nom de la réconciliation nationale, à effacer le passé, une sorte de point final qui rend impossible la reconnaissance officielle des crimes de guerre et de l’État franquiste. Cette loi « d’amnésie » a abouti en 2007 à la loi sur la Mémoire Historique qui, 40 ans après, constitue encore un obstacle qui ne permet toujours pas aux familles d’obtenir réparation.
    Devenu juge d’instruction à Madrid dès 1988, Baltasar Garzón aura en charge de nombreuses grandes affaires concernant la corruption, la drogue, le banditisme international, le terrorisme basque (ETA, Batasuna et autres groupes de la nébuleuse ETA) et même le terrorisme d’Etat avec l’affaire du GAL (groupe anti-terroriste de libération) pendant le gouvernement socialiste, preuve de son impartialité contestée par la droite espagnole qui lancera plusieurs procédures judiciaires contre lui. En 2012, il sera suspendu de la magistrature pour 11 ans, ce qui marquera la fin de sa carrière judiciaire. Mais ce qui lui a été le plus reproché, c’est d’avoir osé contrevenir à la fameuse loi d’amnistie de 1977. Partisan du livre ouvert sur cette question, il va soutenir les demandes de différentes associations et entamer des procédures contre des tortionnaires avérés, des criminels de guerre génocidaires, et pour la recherche et l’ouverture de toutes les fosses communes. Condamné pour menées contre la Constitution, il va être obligé de stopper ses procédures. C’est en s’attaquant à la question des exactions commises en Amérique latine (notamment sous les dictatures du Brésil, de l’Argentine et du Chili) contre des ressortissants espagnols qu’il pourra continuer sa lutte, en s’appuyant sur des institutions internationales comme le TPI ou la CPI, et mettre en cause notamment des chefs d’État comme Pinochet qu’il fait arrêter et inculper à Londres en 1998 (ce qui lui vaut une grande notoriété internationale) et leurs administrations, pour complicité dans ces crimes ou directement comme donneurs d’ordres. Estimant que ces institutions internationales n’ont que des pouvoirs limités, particulièrement contre les responsables (hommes ou pays) de crimes contre l’humanité, il milite pour une justice universelle ayant de vrais pouvoirs de poursuite contre qui que ce soit dans le monde, partant de l’idée qu’aucun responsable d’actes d’injustice graves ne puisse se sentir à l’abri où qu’il se trouve sur la planète. C’est le sens du documentaire The Code qui présente le projet et des exemples qui peuvent illustrer sa nécessité.
    Aujourd’hui, le juge Garzón a pris en main la défense du site internet Wikileaks et de son cofondateur Julien Assange.


    THE CODE
    de Carles Caparrós i Obiols

    Espagne | 2018 | Couleur 87’


    Synopsis
    Le juge espagnol Baltasar Garzón - qui a ordonné l’arrestation du dictateur Augusto Pinochet - et plus d’une centaine de juristes réputés du monde entier travaillent sur un projet visant à garantir la répression internationale des crimes économiques, financiers et environnementaux majeurs. Avec une seule arme : la compétence universelle. Un groupe de juges, de procureurs et d’avocats a décidé de promouvoir la dénonciation internationale du génocide et des crimes de guerre, ainsi que des actions telles que la spéculation alimentaire, l’émission d’obligations, le gaspillage de fonds publics ou la contamination à grande échelle, et les qualifier de crimes contre l’humanité. Leur objectif est de créer un nouveau code de juridiction universelle et de se battre aux côtés de la population civile pour veiller à son application.


    Interprète de la conférence Micheline Durand

     

    réalisateur Carles Caparrós i Obiols

    scénario Carles Caparrós i Obiols
    photo Rafael de Santiago Espinosa
    montage Laila Torrent
    production Grupo Master Producciones
    interprétation documentaire avec Baltasar Garzón, Reed Brody, William Bourdon, Naomi Roht Arriaza, Polly Higgins, Dolores Delgado, Luis Moreno-Ocampo, Kim Thuy Seelinger, Alain Werner
    Filmographie

     

    dans le cadre des 14èmes Images Hispano-Américaines du 29 mars au 5 avril 2019

    imageshispanoamericaines.fr

     

     


    À voir aussi

    Baltasar Garzón Real

    Baltasar Garzón Real (né le 26 octobre 1955 à Torres, province de Jaén en Espagne) est un ancien magistrat instructeur espagnol. Il est connu à l'étranger pour ses enquêtes sur des affaires de terrorisme, de corruption et sur des crimes commis en Argentine et au Chili par les dictatures. Ses procédures lui attirent de la sympathie mais également des ennuis judiciaires : en 2012 il est suspendu de la magistrature pour une durée de onze ans1 par la cour suprême espagnole pour avoir ordonné l'écoute et l'enregistrement illégaux de discussions entre des suspects incarcérés et leurs avocats.

    MICHELINE DURAND

    Interprète de conférence pour les langues française et espagnole, maintenant retraitée, Micheline Durand a été pendant plus de 30 ans au service de la Présidence de la République française et de ses différents gouvernements. Elle a aussi servi d’interprète à leurs homologues latino-américains et espagnols et aussi à Juan Carlos 1er d’Espagne et à son fils, le souverain actuel, Felipe VI, lorsqu’il fut désigné Prince des Asturies. Micheline Durand nous fera l’amitié d’être présente aux côtés du juge Baltasar Garzón dont elle sera l’interprète.