GISELLE

CHORÉGRAPHIE DADA MASILO

MAR.13 | MER.14 | JEU.15 | VEN.16 NOV.
À 20H30 | SAUF JEU. À 19H

GRANDE SALLE | DURÉE DURÉE 1H15 (45 min / 5 min de pause technique / 25 min)
TARIF A
danse

 

ON EN PARLE :

JEU.15 NOV. à l’issue de la représentation, nous vous proposons un temps de rencontre entre spectateurs pour échanger, discuter librement, confronter vos impressions sur le spectacle.
> entrée libre, grande salle

Dada Masilo a fait des relectures de ballets classiques sa marque de fabrique et rien n’échappe à son regard décapant ! Après Swan Lake et Carmen, la chorégraphe sud-africaine revisite Giselle, héroïne classique par excellence, qu’elle veut féministe et exubérante. De quoi électriser une nouvelle fois le public de Bonlieu.
Dans Giselle, ballet pour douze danseurs, une jeune fille meurt après avoir été trahie par un homme. Elle ne peut reposer en paix et se transforme en wili, un fantôme féminin qui a toujours voulu danser de son vivant, désir resté inassouvi. Dans la version de Dada Masilo, Giselle n’est plus la frêle jeune fille prête au sacrifice ; elle ne pardonne pas. Le chagrin, la colère et la vengeance se télescopent sur scène dans une gestuelle d’une rare inventivité. La partition musicale inédite du compositeur sud-africain Philip Miller mêle musique originale, percussions africaines et voix.
Dada Masilo réunit autour d’elle une compagnie vitaminée et s’amuse une fois de plus du passé pour nous raconter le monde tel qu’il est au présent.

chorégraphie Dada Masilo
musique Philip Miller
dessins William Kentridge
costumes Donker Nag Helder Dag, Those Two Lifestyle
lumières Suzette le Sueur
interprétation Dada Masilo, Khaya Ndlovu, Nadine Buys, Zandile Constable, Ipeleng Merafe, Liyabuya Gongo, Llewellyn Mnguni, Tshepo Zasekhaya, Thabani Ntuli, Thami Tshabalala, Thami Majela, Steven Mokone

production Dada Masilo — The Dance Factory
coproduction Joyce Theater’s Stephen and Cathy Weinroth Fund for New Work, Hopkins Center – Dartmouth College, Biennale de la danse de Lyon 2018, Sadler’s Wells – Londres, La Bâtie-Festival de Genève


© Stella Olivier

Dada masilo

Dada Masilo est née à Johannesburg, en Afrique du Sud. Elle étudie à la Dance Factory puis à la National School of the Arts. Après une année comme stagiaire au sein du Jazzart Dance Theatre de Cape Town, elle est acceptée à l’école P.A.R.T.S. de Bruxelles. De retour en Afrique du Sud fin 2006, elle commence à créer ses propres œuvres. En 2008, elle reçoit le prestigieux prix Standard Bank Young Artist Award pour la danse. Trois commandes du National Arts Festival donnent naissance à Roméo et Juliette (2008), Carmen (2009) et Swan Lake (2010). Son spectacle The Bitter End of Rosemary lui permet de tourner en Europe. Ses œuvres sont vues en Norvège, Grèce, Russie et aux Pays-Bas. Masilo a un profond amour pour les classiques – de Shakespeare à Tchaïkovski, du ballet au flamenco. En tant que danseuse, elle impressionne par sa « vitesse de signature » et aussi pour avoir empreint ses rôles d’une théâtralité précoce. En tant que chorégraphe, elle est étonnamment audacieuse, s’attaque aux « grandes » histoires et mélange habilement des techniques de danse et des genres musicaux avec les partitions originales de compositeurs et interprètes du XXe siècle.

LA PRESSE EN PARLE

« Le retour de la tornade Dada Masilo est la bonne nouvelle de cet automne : sa Giselle sera féministe ou ne sera pas. »

Les Inrockuptibles, 12 SEPT. 2019

 

« Dada Masilo, c’est d’abord un corps. Une flèche sculptée dans l’ébène, une silhouette gracile et fluette, supportant un visage presque poupon s’il n’y avait pas ce crâne chauve et grave pour mettre un point final à la joliesse et au charme. Juste la grâce. Ce corps, c’est aussi et avant tout celui de la danse. (…) Sa marque de fabrique se trouve jusqu’à aujourd’hui dans la façon dont elle s’empare des canons du ballet classique occidental. La plupart de ses pièces en proposent une réinterprétation ou se jouent des grandes figures ou héroïnes mythiques. Il faut la voir porter le tutu blanc, endosser un costume qui ne lui est pas destiné, prendre à bras-lecorps une histoire sans complexe. »
La Terrasse, Nathalie Yokel, OCT. 2012

À voir aussi